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"Bien que figurante, ma présence sur le tournage était quasiment constante et à la longue un peu lassante. Le fait d'attendre le moment où on est appelé pour jouer, de recommencer sans cesse les prises et cela parfois sans musique était nerveusement lourd à supporter, même si madame Barth et toute l'équipe technique était sympathique et nous encourageait.

Toutefois, j'ai appris beaucoup de choses sur la technique de tournage cinématographique qui me fait voir le cinéma autrement aujourd'hui.

J'ai aussi lié connaissance avec d'autres élèves du lycée que je n'aurais pas côtoyés autrement : je me suis donc fait de nouveaux amis.

Cette expérience est unique pour moi à ce jour et j'ai eu la chance qu'elle soit réalisée dans mon lycée; se sera un de mes meilleurs souvenirs. "

Chloé LAPRESLE

figurante

 

"Je suis contente de vivre cette expérience car c'est quelque chose de nouveau, qui met de l'ambiance, du rythme dans cette petite vie monotone de lycéenne.

Cette aventure me fait un peu découvrir moi - même car le rôle d'acteur n'est pas aussi facile par rapport à ce que l'on avait pu imaginer, il nous demande parfois de chercher jusqu'au plus profond de nous même afin de comprendre les sentiments qu'éprouvent les personnages. C'est vraiment super !

Je vous conseille vraiment de voir ce film, c'est le fruit de beaucoup d'efforts et de travail, nous nous donnons de la peine."

Fanny BLEGER

Eva  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui Règne en l'an 60 à Rome ? Comment est la Grèce de l'an 60 ? La Gaule - Les esclaves .

 

Qui règne en l'an 60 à Rome ?

Après la Royauté, que nous connaissons très mal, Rome avait connu un régime politique appelé abusivement "République" : quelques familles ( "gentes" ) avait réussi à contrôler le pouvoir en jonglant avec les différentes magistratures et le poids du Sénat, auquel n'accédaient que les "bonnes familles"...Le peuple ( "plebs" ) n'avait reçu que les miettes du festin de la conquête. Les richesses arrachées aux vaincus servirent à corrompre électeurs et élus, à éliminer les gêneurs et à dresser les leaders les uns contre les autres par armées et milices interposées, suscitant de terribles guerres civiles.

César s'imposa. Assassiné aux Ides de mars 44 ( avant Jésus-Christ ) il ouvre la voie à la centralisation officielle du pouvoir achevée par Octave devenu Auguste. L'Imperator - il a repris le titre traditionnel de "général en chef " - contrôle tout désormais à Rome. A condition qu'il laisse les élites s'enrichir et protège le peuple, en l'amusant et en le nourrissant ( panem et circenses :"du pain et des jeux" ), tout le monde le lui accorde volontiers, tant on est las des tueries, des guerres civiles... Mais certains Empereurs décevront ces attentes somme toute légitimes !

Néron : 54 - 68. C'est le 6ème Empereur en comptant César. Il règne dès17 ans, guidé par Sénèque et Burrus ; mais il déçoit rapidement. Il ordonne d'empoisonner son rival potentiel Britannicus, exile l'affranchi Pallas, prend une maîtresse dépravée, Poppée, alors qu'il est marié à Octavie, fille de l'Empereur Claude. Il fait ensuite successivement assassiner sa mère Agrippine en 59, tuer Octavie son épouse et même son ancien esclave Pallas avant d'épouser sa Poppée. Certains historiens pensent pourtant qu'on a noirci son image à des fins idéologiques ; le peuple semblait l'apprécier. Mais la fin du règne est dure pour tous. Néron en proie à des hallucinations poétiques et à des arrières-pensées urbanistiques déclenche en 64 le terrible incendie de Rome qui tue des milliers d'habitant, en fait accuser les chrétiens - ce qui ne gêne pas ses contemporains - et élimine ensuite l'élite intellectuelle de Rome ( notamment Sénèque en 65 ) pour contrer un complot, la conjuration de Pison, avant de se donner la mort en 68 devant la révolte de ses sujets.

 

 Comment est la Grèce en l'an 60 ?

 

En l'an 60, l'âge d'or de la grande civilisation hellénique est terminé depuis 450 ans. Périclès qui dirigea la cité d'Athènes au 5ème siècle avant Jésus-Christ marqua l'apogée d'une culture extrardinairement créative ; les cités indépendantes de Grèce avaiernt su préserver leur autonomie, même face à l'envahisseur Perse. Au siècle suivant, Philippe de Macédoine (roi d'une région située au nord de la Grèce), dénoncé par Démosthène dans ses discours enflammés, les Philippiques, conquit pourtant les cités de la Grèce, trop désunies politiquement. Son fils Alexandre le Grand lui succéda ; la Grèce offrit alors à son Empire qui allait jusqu'aux portes de l'Inde les richesses de sa langue et de sa culture :La civilisation née de ces rencontres entre les traditions hellénique orientales fut appelée hellénistique.

Simplifiée, la langue grecque parlée autour de la Méditerranée devint pour les Romains comme pour les autres peuples la langue commerciale par excellence ; ce Grec de la "koinè" se retrouve aussi dans les premiers écrits chrétiens. La Grèce devient une province romaine parmi d'autres à partir de 148 avant Jésus-Christ. En même temps, les élites intellectuelles romaines s'initient aux subtilités rhétoriques des grandes écoles grecques. La littérature latine naît elle-même de cette nouvelle confrontation.

 

 La Gaule

En l'an 60, cela fait plus d'un siècle que la Gaule, nommée province impériale, est Romaine. César en a commencé la conquête par l'Alsace dès -58 : il a repoussé les Suèves conduits par Arioviste dans une bataille que l'on situe soit à Wittelsheim, près de Mulhouse, soit près de Thann. Les Romains fixent les tribus celtes du territoire : Les Triboques, dont la capitale était Brocomagus ( Brumath ) au nord ; au sud, prenant la place des Helvètes, les Rauraques, dont la capitale est Augusta Raurica ( Augst ).

Une des contrées d'Europe les plus imprégnées de culture celte, l'Alsace se rattache au départ à un district militaire, commandé par le chef de la Légion, légat délégué de l'Empereur lui-même, basé à Lyon. Sous Claude, le district devient une Province Impériale, la Germanie Supérieure. Sous Néron, à partir de + 54, notre région est placée sous l'autorité du procurateur de Trèves. En contact direct avec les Germains, l'Alsace reçoit la protection du limes, dispositif militaire composé de camps fortifiés abritant des légions ainsi que d'un cordon de petits ouvrages avec fossé et palissades. Certains camps (Argentoratum, Strasbourg) regroupent parfois plus de 6000 hommes, petits "bourgs" comprenant ateliers, artisans et services.

Sans doute dépourvue de vignes avant la fin du premier siècle, mais couverte de forêts, l'Alsace bénéficie du développement d'un réseau de routes à des fins stratégiques et cultive ses terres riches en céréales et légumes, tout en pratiquant l'élevage selon la tradition celte. La charcuterie, le fromage ( peut-être déjà le munster ? ) font la renommée de la région..Les grands domaines ( par exemple celui de Flaviacum, à Mittelwihr ) se développent à côté d'exploitations plus modestes. Les produits artisanaux sont nombreux, de la poterie au travail des métaux ( mines de Sainte-Marie aux Mines ), en passant par la fabrication de tonneaux. Il n'existe pas en Alsace de grands centres urbains équipés. Néanmoins Baden-Baden est pourvue en son temps de thermes remarquables.

La romanisation a dû être progressive et partielle. Il a existé en Germanie un terreau de résistance à Rome dont témoignent des révoltes : les plus importantes datent de 69 (Helvètes ). Il faut savoir que si la tolérance romaine face aux us et coutumes gaulois existait, elle interdisait pourtant le druidisme, au grand dam des nostalgiques de l'âge d'or celte. La langue latine en particulier a dû avoir du mal à toucher l'ensemble d'une population dont beaucoup de noms restent celtes sur les pierres tombales.

L'Alsace a pourtant bénéficié de la présence romaine, notamment entre 97 à 165, en raison d'une période de paix et de prospérité, au moment où les échanges économiques sont dopés. A côté des cultes romains et des pratiques celtes apparaissent des observances venues d'Orient par les armées et les esclaves, le Mithracisme, puis le Christianisme dès le 2è siècle.

Notre région reçoit ensuite les Alamans à partir de 260, au terme d'un harcèlement de trente ans : notre terre, tôt celtisée, tard romanisée, se germanise donc précocement par rapport au reste du territoire gaulois.

Les esclaves

Les esclaves s'installent à Rome à partir du début du 2 ème siècle avant JC : lors de leurs conquêtes, les Romains n'hésitèrent pas à capturer nombre de vaincus vendus sur les marchés romains. Ils utilisèrent aussi bien les compétences des Grecs lettrés, souvent formés en médecine et en géométrie que la force et la vaillance des Puniques, Celtes, Germains ou la grâce androgyne des adolescents égyptiens. Les esclaves connaissent une condition banale dans les sociétés de l'Antiquité, y compris chez les Celtes.

Quelles que soient leurs compétences - certains Grecs, les "pédagogues", enseignent aux fils de famille Romains - ceux-ci n'ont politiquement aucun droit. Si les esclaves des champs ou des mines travaillent très péniblement, les esclaves domestiques, eux, dépendent du bon vouloir de leur propriétaire. Certains deviennent des bras droits, voire des amis du maître, d'autres meurent sous les coups de leur patron. Certes les esclaves sont encouragés à s'unir et àdonner naissance à des enfants qui enrichiront le maître, mais ces "familles" aléatoires s'exposent à être séparées à tout moment, chacun étant cédé ailleurs dès que le dominus l'exige ; les enfants nés d'unions entre maîtres et esclaves, ce qui arrive souvent car les patrons profitent des charmes de leur main d'oeuvre gratuite, restent également serviles.

Il deviendra nécessaire à Rome sous l'Empire de libérer des esclaves, quand leur nombre menacera le carré de citoyens libres réduit par la baisse de la natalité. Certains de ces affranchis s'installent comme artisans, d'autres végètent dans la plèbe misérable de la capitable, d'autres occupent des postes importants dans l'administration impériale. Seuls leurs descendants acquièrent une pleine liberté juridique.

 

 

 

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